Ah, mais c'est déjà l'heure !
Je me lève sans grande motivation, j'éteind la télé, je cours aux toilettes pour ensuite fourrer mon portable dans mon foutu sac avant d'oublier et, pour finir, je vérifie que toutes les lumières sont éteintes pour me diriger dans la petite entrée noire. Là, je met mes basckets, ma veste noire, mon sac d'école qui pèse une tonne, mon petit sac de sport au bras et en avant pour attendre le bus.
J'ouvre alors la porte et les deux cgats se ruent dans mes jambes pour rentrer au chaud à la maison. Je referme donc la porte sur eux puis j'entame mon petit trajet jusqu'à la place eu centre du village. Je sis souvent la première arrivée à l'arrêt de bus mais Sophie, Cédric, Tiffanie puis les autres arrivent un à un. Il est vrai qu'en début d'année, je prenais le deuxième bus mais je préfère prendre le premier bus car çelui-ci est plus calme et ça me permet de voir "ma grande soeur de coeur" Aurélie C, qui le prend parfois avec moi.
Voici enfin le bus ! Le lundi et les autres jours de la semaine ( mis à part le mardi ) c'est Stéphane qui vient nous chercher. On rigole bien avec lui ! On aime bien le aquiner parcequ'il est tout chauve ! Un jour avec Marina ( une copine ) , on a eu l'idée de lui offrir un shampoing avec écrit sur l'étiquette :
"Les barbus crient et les chauves sourient "
Mais on ne lui a jamais donné par contre Cynthia lui a donné une ampoule car on lui dit souvent qu'être chauve réduit les chances de devenir intelligent. Ce n'est pas méchant évidemment !
On l'aime bien notre Stéphane, même sans cheveux !
Je monte dans le bus, je dis " salut " à Stéphane qui me répond en souriant puis je m'installe au second rang derrière Tiffanie. Ah tiens ! J'entend déjà son rire à celle-là ! C'est Monique, une dame d'une cinquantaines d'années, assise au petit balconet du premier rang et qui rit aux blagues de Stéphane comme une vieille bique. Elle est agaçante mais heureusement pour nous, elle descend toujours dans le patelin ( le village si vous préférez ) d'après pour travailler.
Le bus démarre et je prête mes écouteurs à Tiffany car, de toute manière, mon MP3 ne marche plus cependant j'en ai commandé un nouveau ! En attendant, je dors d'une oreille en repensant à mon rêve de la veille.
Les arrêts s'enchaînent. Nous passons par tous les petits villages avant d'arriver à la gare de la ville où se situe notre lycée. Tiffanie me réveille et me rend mes écouteurs en me remerçiant tout en me faisant remarquer que nous n'avons pas croisé " saucisson " aujourd'hui. Je ris avec elle en fourrant mes écouteurs dans la poche avant de mon sac.
En fait, çelui que nous nommons " saucisson " n'est autre que le chauffeur de bus qui vient parfois nous chercher le mercredi matin. Il mange des sandwichs au saucisson d'où son surnom.
Après quelques minutes d'attente au feu rouge du centre de la ville, le bus s'arrête " aux Travailleurs " pour déposer les élèves du lycée du Parmont et ceux du lycée privé de Jeanne d'Arc où étudie Tiffanie et Marina entre autre. Ensuite, nous arrivons devant notre fameux lycée André Malraux.
Il ne fait pas se fier à ce nom pompeux, c'est une ruine ; les fenêtres tombent, la mousse pousse sur les toits et l'eau de la pluie s'invite souvent dans les salles de classe sans oublier ces épaisses grilles vertes sapin qui nous emparquent comme des boeufs.
Je descend donc du bus en disant " auevoir " à Stéphane pour traverser l'immense cours du lycée et me diriger dans le couloir du bâtiment " F " devant la porte de la vie scolaire où m'attendent Emilie et Aurélie. La première est ronde, brune aux yeux bleus et va bientôt repasser son brevet de cadet pour devenir pompier. La seconde est de taille moyenne, fine, elle aussi brune aux yeux bleus et porte des lunettes. Elle joue au badmington dans un club et a gagné quelques médailles dans des tournois.